Ne cédez pas à la mode : un community manager ne sert à rien si vous n’avez pas de… communauté à manager. Et si vous tenez absolument à avoir une « communauté » autour d’un de vos produits ou services, demandez-vous quel en serait l’utilité et son coût de revient.
C’est d’ailleurs un des nombreux problèmes que provoquent les formations et diplômes en communication actuels. Trop souvent, nous sommes un certain nombre de dirigeants à constater une confusion entre « former à l’utilisation d’un outil ou d’une technique » et « apprendre à se servir de sa tête pour construire une stratégie de communication ou conduire un projet ».
Est-ce totalement inutile du coup ? Et bien dans ce cas précis, je rangerai justement votre besoin dans la catégorie « prestataire ». Vous pourrez ainsi vous adjoindre opportunément certaines compétences pour des projets et/ou des campagnes spécifiques.
En revanche, un recrutement ne peut pas se baser sur une tendance qui sera obsolète 6 mois plus tard.
Formation skilled the communication star
Pour attester néanmoins de l’importance de ces formations -que je ne dénie pas- on rebaptise cela « hard skills ». Bref on vous apprend à vous servir de Twitter ou d’Instagram comme d’un combiné téléphonique. Le message ? Quel message ? Le but ? Quel but ? La stratégie ? La quoi ?
Je reviendrai un autre jour sur cette aberration baptisée elle « soft skills » consistant à assurer sur votre cv que vous n’êtes pas un sociopathe irrespectueux des codes de l’entreprise et que vos parents vous ont bien élevés.
Prester or not prester
Si le choix de prester est, en général, que cela permet de réduire les coûts -réduction des dépenses et des frais généraux (pas de frais de recrutement, réduction de la masse salariale, tarifs attractifs des agences d’externalisation), c’est aussi considéré comme un moyen de développer la flexibilité et la souplesse dans l’organisation. Il est plus facile pour l’organisation de se séparer d’un prestataire que d’un salarié. La structure peut aussi se doter de différentes compétences techniques évoluant en fonction des besoins.
Cette externalisation dispose néanmoins d’un inconvénient majeur : la nécessité de les orchestrer en interne. Et plus il y a de prestataires, plus il faut du temps surtout dans un établissement très exigeant administrativement. Le management, loin d’être simplifié est donc démultiplié.

Laisser un commentaire